In de DIDACTISCHE MAERLANT-KEUKEN (Vlaamsestraat) bakken leerlingen vandaag 19 april al madeleines en pannenkoeken voor bij de koffie op de OPENCAMPUS-DAG morgen. Morgenochtend bakken ze de boterkoekjes (+ over de madeleine van Proust)

We waren vanmorgen even op bezoek in de didactische keuken van het Maerlant-atheneum en zagen de leerlingen van 3ZoWe en 5GZ druk bezig met deeg maken en koekjes bakken. De beide leraressen huishoudkunde, Marita Bloemen en Sabine Vervaele, stonden hen bij.

We zagen hen pannenkoeken bakken en madeleines. We proefden ze niet en konden dus niet beleven wat de Franse auteur Marcel Proust (1871-1922) wel meemaakte. Tijdens een bezoekje aan een tante at hij zo’n lekker schelpvormig cakeje, hij sopte het in zijn thee en werd overspoeld door jeugdherineringen.

« Et tout d’un coup le souvenir m’est apparu. Ce goût c’était celui du petit morceau de madeleine que le dimanche matin, à Combray (parce que ce jour-là je ne sortais pas avant l’heure de la messe), quand j’allais lui dire bonjour dans sa chambre, ma tante Léonie m’offrait après l’avoir trempé dans son infusion de thé ou de tilleul. La vue de la petite madeleine ne m’avait rien rappelé avant que je n’y eusse goûté ; peut-être parce que, en ayant souvent aperçu depuis, sans en manger, sur les tablettes des pâtissiers, leur image avait quitté ces jours de Combray pour se lier à d’autres plus récents ; peut-être parce que de ces souvenirs abandonnés si longtemps hors de la mémoire, rien ne survivait, tout s’était désagrégé ; les formes – et celle aussi du petit coquillage de pâtisserie, si grassement sensuel, sous son plissage sévère et dévot – s’étaient abolies, ou, ensommeillées, avaient perdu la force d’expansion qui leur eût permis de rejoindre la conscience. Mais, quand d’un passé ancien rien ne subsiste, après la mort des êtres, après la destruction des choses, seules, plus frêles mais plus vivaces, plus immatérielles, plus persistantes, plus fidèles, l’odeur et la saveur restent encore longtemps, comme des âmes, à se rappeler, à attendre, à espérer, sur la ruine de tout le reste, à porter sans fléchir, sur leur gouttelette presque impalpable, l’édifice immense du souvenir »